Le plastique, des risques désormais identifiés. Penchons nous donc un instant sur la façon dont la nature nous dit merci : Les risques pour la santé de l'homme sont de mieux en mieux documentés. De très nombreuses études scientifiques ont démontré que les plastifiants (substances permettant la souplesse et la flexibilité du plastique) tel que le bisphénol A, l'antimoine ou les phtalates sont des éléments fortement toxiques qui s'infiltrent dans la nourriture ou les liquides que l'on entrepose dans des contenants ou des bouteilles de plastique. Ce risque est fortement augmenté lorsque ces produits sont ingérés par des enfants alors que leur système immunitaire et leurs organes sont en plein développement. La plupart des plastiques possèdent un numéro - le code d'identification de la résine - lequel est souvent imprimé sur le contenant et entouré des trois flèches du logo « recyclage ». Parmi les sept différents types de plastique codés que l'on retrouve sur le marché, les études scientifiques ont démontré que les plastiques de type numéro 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus susceptibles de faire migrer dans leur contenu des plastifiants toxiques. Les recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 devraient être publiées au cours de cette année. Voici les risques identifiés par rapport à chacun des types de plastique : N°1 : Le Polyéthylène téréphtalate (PET ou PETE) est utilisé dans la fabrication de bouteilles d'eau, boissons gazeuses, jus de fruits, flacons souples de beurre d'arachide ou de margarine destinée à la cuisson, bouteilles de vinaigrettes, sauces diverses, et de détergents. Ce plastique émet du trioxyde d'antimoine. Des travailleurs exposés à cette substance ont développé de graves problèmes respiratoires. Parmi les travailleurs de sexe féminin, on a noté une forte augmentation de problèmes menstruels et une augmentation significative des fausses couches. Chez leurs enfants parvenus à terme, de graves dysfonctionnements du développement neurologique ont été constatés. Plus un liquide est en contact avec un plastique de type 1, plus grande est sa concentration en dérivés de plastifiant toxique. N° 3 : Le Chlorure de polyvinyle (V ou PCV) est couramment employé dans la fabrication des jouets, des tuyaux, des pellicules de plastique, les contenants d'huile à cuisson, les rideaux de douche et autres bouteilles de détergents. Le PVC a été décrit comme un des produits de grande consommation les plus dangereux jamais créés. Le chlorure de vinyle utilise souvent, dans son processus de fabrication, le plastifiant di2-ethyhexyl phtalate (DEHP) ou butylbenzyl phtalate (BbzP) qui sont reconnus comme des perturbateurs du système endocrinien. Les symptômes de l'intoxication aux phtalates vont de l'asthme au cancer, en passant par des problèmes hépatiques et rénaux. De très importants troubles du développement de l'enfant ont été observés. Il a été constaté que la migration des plastifiants est exacerbée dans les cas où l'aliment en contact avec le plastique est un corps gras. Un récent projet de Loi Canadien (C-308) propose d'interdire purement et simplement l'utilisation de phtalates dans la fabrication des jouets pour enfants. Lire la suite. |